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COMMUNIQUE DE PRESSE · 8 juin 2010
Ne faites pas payer deux fois la crise à la construction !
Le secteur de la construction paie un lourd tribut à la crise économique. En 2009, son activité a régressé de 3,4% et la baisse de l’activité sera encore de 2 à 3% en 2010. La Confédération Construction demande au prochain gouvernement qu’il ne fasse pas payer le secteur de la construction deux fois . La fiscalité immobilière doit rester un outil efficace de soutien économique et de politique sociale. C’est ainsi qu’on permettra à la construction de conserver son rôle de locomotive de notre économie et aux investissements immobiliers de conserver leur rôle social.
La reprise n’est attendue qu’en 2011
En ne régressant que de 3,4% en 2009, la construction a fait mieux que le secteur privé dans son ensemble. La construction de nouveaux bâtiments a été pourtant sévèrement touchée. Le nombre des permis de bâtir octroyés en 2009 a chuté de 13% pour les nouveaux logements et de 7% pour les bâtiments non résidentiels. Ce dernier segment restera d’ailleurs sous pression en 2010, comme le suggère la baisse des prévisions d’investissement des entreprises (-1,1%), le moindre revenu disponible des ménages (-0,7%) et l’accroissement du chômage. Un recul de l’ordre de 12% est à prévoir pour 2010 en construction non résidentielle. En construction de nouveaux appartements et maisons, une baisse est également prévisible, mais moindre, de l’ordre de 2%.
« Sans les mesures prises dans le Plan de relance, les chiffres auraient été pires. Ce plan a freiné le report des projets et soutenu la demande défaillante. Malgré le recul d’activité qu’il a vécu, notre secteur a bien résisté en termes d’emploi : en 2009 l’emploi ne s’est en effet contracté que de 0,8% dans la construction", explique Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction.
Le génie civil s’est très bien comporté en 2009 vu l’augmentation des investissements publics (+11,6%) et devrait à nouveau progresser en 2010, de plus de 5%. La rénovation devrait, elle aussi, comme elle l’a fait en 2009, contribuer encore en 2010 à atténuer les effets négatifs du déclin de la construction neuve.
2010 sera donc à nouveau une année difficile, en décroissance de 2 à 3% pour l’ensemble du secteur. Mais dès 2011, une croissance modérée devrait se pointer à nouveau ...
La fiscalité immobilière , outil de soutien économique
La Confédération Construction met aussi en garde contre tout alourdissement de la fiscalité immobilière tel que le préconise le dernier rapport OCDE. Une telle initiative serait non seulement néfaste mais surtout de très courte vue, car la politique menée en Belgique à l’égard de l’immobilier a fait plus que ses preuves quant à son pouvoir de relance économique et comme instrument de politique sociale.
" Il faut un équilibre global entre l’offre et la demande sur le marché résidentiel. 70 % des ménages sont propriétaires de leur habitation, ce qui rend moins pénible la faiblesse du niveau de la pension légale. Le trésor consacre un investissement annuel de 1,24 milliard pour les déductibilités fiscales immobilières à l’impôt des personnes physiques, mais elles rapportent, en retour, quelque 23 milliards aux caisses de l’État, en effets induits." souligne Robert de Mûelenaere.
Dans son mémorandum aux partis politiques, la Confédération Construction propose dès lors trois mesures concrètes en matière de fiscalité immobilière :
- La réduction de tva sur les travaux de rénovation de maisons de plus de cinq ans devrait devenir définitive.
- La tva réduite sur les opérations de démolition/reconstruction devrait s’appliquer de façon définitive à l’ensemble du territoire belge comme c’est temporairement le cas aujourd’hui. La mesure était précédemment limitée à 32 périmètres urbains.
- La tva réduite sur ce type d’opérations devrait aussi s’appliquer aux nouvelles habitations mises en vente après une opération de ce type.
Les investissements publics doivent être relancés !
La Confédération Construction plaide aussi pour l’établissement d’une norme minimale en matière d’investissements publics. Pour toutes les autorités publiques, cette norme devrait être de 3 % du PIB.
“La question du crédit est également importante pour les nombreuses PME du secteur. La Confédération demande que leur information soit améliorée en cas de refus de crédit et que si leur rating est revu à la baisse par une quelconque assurance-crédit, elles sachent alors au moins comment et en quoi se remettre à niveau. La mission du médiateur-crédit mériterait, à cet égard, d’être prolongée”. conclut Robert de Mûelenaere..
Pour plus d’informations:
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